Découverte
La guerre
Le
site
Frédéric le Borgne a choisi le Staufenberg pour y édifier son château
parce qu'il domine la plaine d'Alsace. Il culmine à 757 mètres
d'altitude. Une pente abrupte rendait l'accès difficile, surtout pour
des soldats lourdement armés et traînant de l'artillerie. De plus, le
château a été bâti sur un éperon rocheux qui a donné une assise solide
à la construction et qui empêchait le travail de sape. Du haut du
donjon, on pouvait surveiller tout mouvement dans la plaine mais aussi
dans le val de Villé et le val de Lièpvre.
La défense

En cas de siège, le but des
assaillants était de
prendre le château, le plus rapidement possible. Au défenseur, de
résister longtemps, en ralentissant la progression de ses ennemis. Les
murs étaient la principale défense. Epais en moyenne d'un mètre
cinquante, ils peuvent atteindre 4 à 8 mètres pour le grand bastion qui
devait résister aux tirs d'artillerie. Les portes, elles, pouvaient
être doublées d'une herse (comme celle de la Porte principale) ou d'un
pont-levis (Porte des lions).

Dès
que les assaillants avaient pénétré dans le
château, il fallait ralentir leur progression. Tous les moyens étaient
bon : - la rampe d'accès vers la Basse cour protégée par les
meurtrières - les escaliers aux marches irrégulières - les escaliers
étroits en colimaçon - les nombreuses portes - les portes basses Et
plus on s'approchait du cœur du château plus l'avancé était rendue
difficile.

De
plus, les défenseurs avaient percé les murs du
château de petites ouvertures. Par ces meurtrières (ou archères) les
soldats pouvaient tirer à l'arc ou à l'arbalète. Plus tard sont percés
des trous ronds ou ovales afin de pouvoir tirer avec une arquebuse ou
un fauconneau (petit canon). Plus on approchait du logis du seigneur et
plus ces défenses étaient nombreuses : archères, bretèches,
mâchicoulis. Dans les plafonds des escaliers qui mènent à la Haute
cour, des trous (les assommoirs) permettaient aux défenseurs d'assommer
les attaquants.
L'armement

Au
Moyen Age, il y avait en gros deux types de
soldat : le chevalier qui combattait à cheval et le piéton. Le
chevalier était un noble, formé à l'art de la guerre, il était le
principal guerrier. Il se devait de posséder une monture, une armure et
de l'armement ce qui était très cher. Pendant les combats, son corps
était protégé par une armure faite de plaques de métal (elles ont
remplacé la cotte de mailles). Ses armes étaient souvent l'épée, la
lance et la massue.
N'ayant pas de
cheval, le piéton emportait peu
d'objets au combat. De plus, le coût élevé de l'armement le rendait peu
accessible pour lui. Il disposait d'armes de contact comme la
hallebarde ou l'étoile du matin. La hallebarde lui permettait de
désarçonner un cavalier (avec son crochet) puis de le blesser (avec la
pointe ou la hache). L'étoile du matin, elle, servait à déformer les
armures.
Mais le piéton pouvait également
utiliser des armes de jet comme l'arc,
l'arbalète ou plus tard l'arquebuse.
L'héraldique

Pendant
les batailles, les soldats ne pouvaient pas
reconnaître les hommes de leur camp. Pour pallier ce problème, les
chevaliers créèrent l'héraldique : à l'origine des couleurs pour
différencier leurs vêtements, bientôt complétées par un symbole.
Un
soldat portait sur ses
vêtements ou son écu les couleurs de son seigneur. Pour créer son
blason, un seigneur pouvait utiliser huit couleurs : blanc, jaune,
noir, bleu, rouge, vert, pourpre et orange). Il pouvait également
ajouter un animal, une forme géométrique ou un élément de décor. Le
blason devait être suffisamment clair pour être reconnu sans doute
possible. Vous pouvez admirer aux château les symboles héraldiques des
nombreuses familles qui se sont succédées au Haut Koenigsbourg ainsi
que ceux de familles illustres.

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Les auteurs de ce chapitre :
Ugur - Deniz - Michael - Ibrahim - Baptiste - Loic - Jérémy - Jonathan
- Jean François
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