Découverte Architecture
 

Les photos présentées dans ce chapitre sont toutes disponibles en taille réelle dans l'album photo "Le château".

LE LOGIS

Le site

Le Staufenberg sur lequel a été construit le château du Haut Koenigsbourg est un éperon rocheux. C'est une des raisons qui a poussé Frédéric II à choisir ce site. En effet, lors de la construction, il n'a pas été nécessaire de trouver une carrière. Le grès se trouvait là, sur place. Pour détacher la pierre, les carriers traçaient une ligne droite sur le rocher. Tous les vingt centimètres, ils creusaient un petit trou. Dans chacun de ces trous était enfoncé un coin. Un ouvrier donnait un coup de masse sur le premier coin puis sur le second jusqu'au dernier de la rangée. Il recommençait ainsi jusqu'à ce que la roche se fende. Ces travaux permettaient d'obtenir les pierres indispensables à la construction mais sculptaient aussi le rocher en fonction des besoins défensifs. Les petits morceaux de rochers étaient utilisés pour former le blocage qui ajoutait à la solidité du mur.



HAUT
Le logis

Après l'entrée principale, nous entrons dans la tour porte et nous nous dirigeons vers la basse cour. Celle-ci est ouverte au public. C'est dans cette partie du château, entourés d'animaux d'élevages, que vivaient serviteurs et artisans. A l'auberge, on accueillait aussi les hôtes de passage. Nous passons ensuite une autre tour porte pour accéder à l'escalier. Après avoir franchi cinq portes et le pont-levis, nous découvrons le puits fortifié. Nous venons d'entrer dans une nouvelle partie du château : la Haute cour qui est réservée au seigneur, à sa famille, aux habitants du château et aux invités de marque. La Haute cour est la partie privée de la citadelle.

La porte principale
HAUT

 La basse courlocalisation de la basse cour

L'hospitalité

La basse courA la nuit tombée, après avoir cheminé des heures durant, le voyageur pouvait trouver refuge dans les châteaux et les abbayes. Dans l'auberge du Haut Koenigsbourg, on lui proposait le gîte et le couvert. Les communs, logements des serviteurs, se trouvaient aussi dans ce bâtiment.


L'autarcie

Le moulinCet endroit clos, protégé par la première enceinte, accueillait en cas d'attaque, la population des alentours. Coupé du monde pendant un siège, le château devait se suffire lui-même. Le grain et les légumes étaient fournis par les paysans d'un village proche : Orschwiller puis stockés dans le Haut château. La Basse cour qui grouillait de poules, de canards et de cochons offrait une réserve de viande. L'écurie du seigneur pouvait recevoir jusqu'à cinq chevaux. L'étable, en 1530, abritait deux ânes, six vaches et un taureau. Dans la forge et le moulin, leurs portes ouvertes vers la cour, les artisans fabriquaient des objets indispensables aux habitants du château.

 La haute courlocalisation de la haute cour
 Le puits
Survie
Pour atteindre la Haute cour, il faut emprunter un escalier aux marches inégales, traverser le pont-levis de la Porte aux lions ainsi que plusieurs autres portes. Passé le puits profond de 62 mètres qui alimente le château en eau douce, on arrive alors dans une cour intérieure. Là, à l'ouest, un vaste cellier permettait de stocker les réserves de nourriture. Entre le cellier et la cuisine, une citerne profonde de quatre mètres récupérait l'eau de pluie utilisée pour les tâches ménagères et pour abreuver les animaux. Enfin, on peut découvrir la cuisine avec ses deux vastes cheminées. La survie des habitants est là aussi bien organisée. Réserves d'eau et de nourriture, cuisine tout a été prévu pour subvenir aux besoins en cas de siège.

Le logementLa chambre lorraine
Un escalier en colimaçon mène aux deux étages de logements. Le logis sud, bien exposé, qui comprend une chapelle, était réservé au seigneur et à sa famille. Le logis nord, plus froid, permettait d'accueillir les invités. A l'est, le donjon du haut de ses 65 mètres, se dresse au dessus de la plaine. Symbole du pouvoir du seigneur, c'était également le dernier refuge en cas d'attaque. Ces murs sont épais de deux mètres, douze archères permettaient de harceler les assaillants.
 

LA PARTIE MILITAIRE

 Il ne faut pas oublier que le Haut Koenigsbourg était avant tout une forteresse. Le château remplissait une fonction deLe château vu par Jérémy prestige mais aussi de défense. Adaptée au XVème siècle à l'artillerie par les Thierstein, il faudra près de deux mois, en 1633, aux Suédois pour abattre ses défenses.








Les défenses contre les canons
Le grand bastionDès l'arrivée au château, on peut observer cette évolution de la citadelle aux nouvelles techniques de guerre. Pour se protéger des tirs d'artillerie, les Thierstein ont fait construire un mur de première enceinte qui protégeaient les murs extérieurs de la partie privée en empêchant l'approche des canons. A l'ouest, du côté où l'ennemi pouvait le mieux attaquer avec l'artillerie, ils feront construire le Grand Bastion. Large de 54 mètres, sa courtine a été aménagée en terrasse d'artillerie. Un petit bastion, plus modeste, borde, à l'est, la Basse cour. Ce dispositif a été complété dans la deuxième moitie du XVIème ou au début du XVIIème siècle par le bastion en étoile (est).

L'enceinte classiqueLe Haut jardin
Ces fortifications ont complété une construction que les Thierstein n'avait que peu remanié. Sur les murs extérieurs de la partie privée, à gauche de l'oriel, on peut encore observer aujourd'hui, deux fenêtres romanes murées, du XIIème siècle. Les murs du palais, ceux qui bordent la Basse cour et les murs extérieurs du Haut jardin sont constitués de parties de différentes époques.

LEXIQUE ARCHITECTURAL

Vue aérienne du château (Photo Journal L'Alsace)

Le Haut Château

La Fosse aux Ours

HAUT

Les auteurs de ce chapitre :
Alexandre - Laetitia - Julien - Jérémy - Angélique - Adeline